Act 3 gaming dans le Nouvel Observateur : Derrière le ludique, du sérieux

« Serious games »

Derrière le ludique, du sérieux


Une nouvelle génération de jeux vidéo est conçue pour éduquer, former, influencer, tester. Un créneau sur lequel se lance la société Act III gaming d'Agnès Touraine


Vous aimez les jeux vidéo ? En voici un à tester : vous incarnez un personnage masculin qui s'approche de l'entrée d'une petite maison. Vous avez dix minutes d'avance. Que faire ? Patienter ou bien sonner quand même ? Vous attendez, puis vous sonnez. Une vieille dame craintive finit par répondre. Que faire à nouveau ? Le jeu vous recommande de lui tendre votre carte professionnelle afin qu'elle puisse confirmer votre identité auprès de votre entreprise. Et ainsi de suite...
Pas passionnant ? Non, mais cela s'explique. Sous le jeu se camoufle un exercice de formation destiné à inculquer les règles de savoir-vivre à des installateurs du câble ou de l'ADSL. Une version nettement plus haut de gamme est disponible : le Jeu du Leadership permet à une entreprise de tester ses cadres supérieurs lors d'une partie jouée à quatre adversaires. Impossible, dans ce contexte, de cacher ses défauts et ses qualités à son DRH.

Un but utilitaire
Ces deux jeux appartiennent à une toute nouvelle catégorie de divertissement : le « serious game ». Ils sont conçus par l'entreprise Act III gaming, créée l'an dernier par Agnès Touraine. Numéro 3 du groupe Vivendi sous l'ère Messier, elle s'y était signalée par un choix audacieux : engager le groupe français dans le secteur du jeu, qui semblait loin de ses racines. «Nous avions acheté la société Blizzard, qui a créé ensuite l'univers de World of Warcraft, pour 700 millions de dollars. La division a été valorisée l'an dernier à plus de 8 milliards de dollars ! », rappelle Agnès Touraine. Devenue, depuis, consultante et investisseur, elle a choisi de revenir vers le secteur, mais sous sa nouvelle forme, le «jeu sérieux » qui, selon elle, est prometteur : « On estime le marché français à 10 millions d'euros par an, mais il connaît un fort développement. D'autant qu'il est à la frontière de l'immense marché de la formation. »

A la différence des jeux vidéo traditionnels, destinés à divertir, ces « serious games » ont un but utilitaire : ils doivent former des salariés ou informer des citoyens. Un «jeu sérieux » doit être bon marché, aux alentours de 100 000 euros, et doit s'amortir sous plusieurs formes pour être rentable : un logiciel de formation, par exemple, peut être adapté aux besoins spécifiques de plusieurs entreprises.
Historiquement, ce sont des secteurs très masculins qui ont commencé à utiliser cette méthode : l'aviation civile ou l'armée ont, les premiers, formé leurs pilotes en les faisant jouer sur des outils de simulation de vol. Aujourd'hui, ce sont aussi bien des organisations humanitaires, des grandes entreprises ou des administrations qui mettent en ligne des jeux de comportement social, destinés à amuser, éduquer et influencer en même temps.

Côté formation, il y a bien plus de moyens et de diversité. L'Oréal est l'un des premiers utilisateurs : l'entreprise a, par exemple, choisi cette méthode pour entraîner les futurs coiffeurs à la gestion d'un salon. «Apprendre en faisant, en s'immergeant, c'est forcément mieux que la formation théorique », estime Agnès Touraine. C'est mieux parce que cela correspond à la façon de réfléchir des moins de 30 ans. Des arguments qui ne suffisent cependant pas toujours à convaincre les directions des relations humaines. « Certains m'ont dit qu'en temps de crise, il y avait autre chose à faire que de jouer», dit Agnès Touraine, toujours étonnée que ces cadres n'aient pas vu que le monde - et leurs salariés - avaient changé.

Car, pas de doute, les joueurs sérieux savent parfaitement qu'ils ne sont pas seulement là pour s'amuser : « Quand vous êtes sur une PlayStation, vous êtes simplement dans le plaisir, vous ne vous posez pas de questions, décrypte le chercheur Etienne Armand Amato, professeur à Paris VIII et grand spécialiste de la question. Par contre, quand vous vous plongez dans un «serious game», vous vous demandez toujours quel est le message que l'on cherche à vous transmettre. »

Pour « jouer sérieux »

Act III gaming est en train de finaliser un jeu qui rendra de grands services aux lycéens en terminale : Jeumoriente ressemble à un GPS qui aidera à faire les bons choix de filière et guidera vers la profession choisie. En attendant qu'il soit en ligne, voici quelques exemples de « serious games » facilement accessibles : www.food-force.com/fr : un grand jeu du Programme alimentaire mondial pour gérer une aide internationale. climcity.cap-sciences.net : un Sim City version écolo, conçu par l'institut Cap Sciences de Bordeaux. Vous y disposez de cinquante ans pour sauver la planète en imaginant un plan climat.www.cyber-budget.fr : Devenez ministre des Finances. Un jeu commandé par Jean-François Copé quand il était ministre du Budget... avec un biais quelque peu libéral dans les réponses !

Claude Soula
Le Nouvel Observateur

http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2366/articles/a420669-.html

Comments (0)
Posted

Dead Ends, a serious game on crime produced by Roll7 - the making of

(download)

Filed under  //  UK   crime   seriousgames  
Comments (0)
Posted

Global Conflicts: Sweatshops out now. | Serious Games Interactive

Media_httpwwwseriousgamesdksitesdefaultfilesimagessweatshop2imgassistcustom640x330png_lafnxznefppjyup

Serious Games Interactive is releasing “Global Conflicts: Sweatshops” a game that zooms in on the ethical dilammes behind child labour and the clothing industry in Bangladesh. Following up on the award-winning computer games “Global Conflicts: Palestine”, “Global Conflicts: Latin America and “Global Conflicts: Child Soldiers”, the latest title promotes awareness around the isssue and reminds consumers that their spending choices have real consequences.

4,9 million children in the age 5-14 years are working in Bangladesh. Extreme forms of poverty play a crucial role. Child labour is a part of a vicious cycle with poverty as a main cause as well as a main consequence.
Global Conflicts: Sweatshops
Global Conflicts: Sweatshops is a 3D role-playing simulation game based on real-life personal accounts from the region. You arrive in Bangladesh as a representative of European Leatherwear Industries to investigate a case of child labour in a tannery. A couple of days ago, you received an e-mail from a woman that claims she has spoken to a girl that works in the tannery. You have to investigate the case and find proof of child labour as well as coming up with a solution that will not damage the tannery or your company´s reputation. Should you stop buying leather from the factory knowing that it will probably shut down? The more information you gather, the better you stand in the final interview with the factory owner.

Filed under  //  Seriousgames   global conflicts  
Comment (1)
Posted

Act III gaming will attend e.virtuoses 2oo8 : the conference of Serious Games producers

Media_httpwwwevirtuosesnetukimagesaffichegif_trsroecgxvovjgs

For more information or if you're interested in meeting with us, contact Wissam Kahi, COO, at wkahi@act3gaming.com

Filed under  //  Seriousgames   conference  
Comments (0)
Posted

Business continuity through Serious Games

Forterra Systems today announced the availability of RemoteOperations™ for organizations that need to continue normal operations in the event they are directly affected by the H1N1 flu outbreak.

The solution, based on 3D Internet technology, allows users to work from remote locations and be as productive as they would be in live settings without the risk of spreading or being exposed to the potentially fatal virus.

Using existing compute and networking technologies found in most businesses, academic or government organizations, the solution allows users to use a PC to log into a secure virtual environment where they are represented as a fully-animated avatar.

 

Filed under  //  Forterra   Seriousgames  
Comments (0)
Posted

Entretien avec Agnès Touraine, Présidente d'Act III Gaming, sur la féminisation de l'encadrement dans les entreprises

« La France est l'un des seuls pays où rien ne bouge »

Photoat

Le Monde, Article paru dans l'édition du 07.11.09
gnès Touraine, administratrice de la chaîne de télévision privée britannique ITV et du groupe français de machines de traitement de courrier Neopost, a pris position en faveur des quotas, à l'instar de l'Institut français des administrateurs (IFA), dont elle est administratrice. La présidente d'Act III Gaming, une société de « serious gaming » (jeux vidéo appliqués à la formation) explique les raisons de sa position.

L'IFA s'est prononcé en faveur des quotas de femmes dans les conseils d'administration. Pourquoi ? Parce que nous avons constaté que rien n'avait bougé depuis quatre ans. A l'époque, nous étions contre les quotas et avions proposé que les entreprises nomment volontairement 20 % de femmes dans leurs conseils d'administration. Or les femmes ne représentent qu'un peu plus de 8 % des effectifs de ces conseils. A ce rythme-là, il faudrait attendre 2075 pour atteindre les 20 % ! Ne craignez-vous pas que ce système soit préjudiciable aux femmes, que l'on dise qu'elles ont été nommées grâce aux quotas et non pour leurs compétences ?

C'est un cas typique de renversement de charge de la preuve. On demande aux femmes de faire leurs preuves pour être administratrices, alors qu'elles ne sont pas admises dans les conseils. Elles ne peuvent donc rien prouver !

La France est l'un des seuls pays où rien ne bouge à cet égard. Cette situation est à rapprocher de celle de la gouvernance, qui est très particulière en France. La concentration des pouvoirs y est extrême. Environ 20 % des administrateurs détiennent 43 % des droits de vote. Les conseils gagneraient à avoir des membres de divers genres, origines, formations. Comme dans les pays anglo-saxons ou en Scandinavie. Existe-t-il assez de femmes qualifiées pour remplir cette mission ? Non, si on exige qu'un administrateur soit PDG d'un groupe faisant plus de 20 milliards d'euros de chiffre d'affaires. Mais bien sûr que oui, si on considère qu'un administrateur indépendant est quelqu'un qui doit ajouter de la valeur au conseil, avoir des compétences précises, comme celle de diriger une société ou une filiale, ou d'être avocat ou auditeur...

Il suffirait de nommer une centaine de femmes pour que les conseils d'administration des 120 premières sociétés cotées françaises soient féminisés à 40 %. C'est un formidable échec de ne pas les avoir trouvées. Cela témoigne du non-renouvellement de la classe dirigeante française. C'est très préoccupant.

En quoi la présence accrue de femmes modifierait-elle la gestion ou la stratégie des entreprises ? La diversité est source de richesse.

Propos recueillis par Annie Kahn

Filed under  //  Agnès Touraine   Diversité   Femmes  
Comments (0)
Posted

A 5 Bn$ market in 2009: virtual goods, real cash.

Virtual Goods Start Bringing Real Paydays,

Photo

read the NY Times article,click here.

Filed under  //  business model   facebook   social games  
Comments (0)
Posted